Peter Wyss, agro-entrepreneur à Ittingen (CH), utilise depuis plus de 20 ans le lisier, le fumier et les déchets organiques de manière extrêmement innovante. Le biogaz ainsi produit vient alimenter deux centrales à énergie totale équipées (CETE), dotées d’un système de cogénération avec une performance électrique totale de 750 kW. Le fonctionnement fiable des centrales est assuré par l’huile moteur spécialement formulée pour le biogaz, EVOLUBE ULTRA SAE 40.

Monsieur Wyss, ou plutôt cher Pesche, quelle est l’importance de la production d’énergie à partir du biogaz dans l’entreprise?

Une grande importance! Ce n’est toutefois qu’une partie de l’ensemble du processus de valorisation. Nous avons fait d’une nécessité une vertu. Comme nous éliminons du lisier, du fumier et des déchets organiques malodorants en grandes quantités, issus de l’agriculture et de l’industrie alimentaire, nous avons eu l’idée de produire du biogaz dans le cycle de valorisation. Nous avons ainsi mis un terme aux mauvaises odeurs et obtenu un substitut précieux au gaz naturel.

Comment le biogaz est-il produit?

En termes simples, nous broyons d’abord le matériau et optimisons le mélange. Celui-ci est ensuite acheminé dans l’un de nos deux fermenteurs, où des micro-organismes en assurent le traitement anaérobie (sans oxygène). Il en résulte un mélange de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2). Il est essentiel de nettoyer le gaz avant d’alimenter les centrales avec. Pour ce faire, il est séché, désulfuré et filtré. La qualité du gaz est contrôlée en permanence.

Qu’est-ce qui te convainc dans cette technologie?

C’est l’utilisation intégrale du produit de base, considéré comme infect par la plupart des gens (rires): nous le transformons en biogaz qui peut être stocké et valorisé lorsqu’on a besoin d’énergie. Notre technologie permet de séparer le digestat riche en nutriments en une phase liquide et une phase solide. Les particules solides contiennent beaucoup d’azote, ce qui en fait un engrais de grande qualité.

Comment la maintenance du système est-elle organisée?

L’exploitation agricole emploie cinq mécaniciens qui assurent également la maintenance des CETE. Les inspections endoscopiques des chambres de combustion et certains travaux de révision sont effectués par des spécialistes. Avec MOTOREX, nous résolvons les questions de lubrification.

Pourquoi MOTOREX?

Les moteurs à gaz posent des exigences spécifiques à l’huile moteur. Dans la plus petite des deux centrales, un turbomoteur V8 a 139 000 heures de service au compteur. Une performance impressionnante. Depuis sa mise en service en 2008, il n’a été révisé que deux fois. Depuis quelques années, il est lubrifié avec EVOLUBE ULTRA SAE 40. Cette huile pour moteurs à gaz est très résistante à l’oxydation, présente une faible évaporation et neutralise l’influence des gaz de combustion critiques. Grâce aux analyses d’huile, nous pouvons exploiter pleinement le cycle de vie des quelque 200 litres d’huile moteur et optimiser leur durée de vie.

Quelle est la part du coût des lubrifiants dans les coûts totaux?

Je n’ai pas de chiffre précis en tête, mais les coûts sont faibles. Au final, l’offre de MOTOREX est rentable. Outre les produits de grande qualité, nous bénéficions de services essentiels tels que les conseils compétents et les analyses rapides de l’huile pendant le fonctionnement.

Quels aspects sont cruciaux pour toi en tant qu’entrepreneur?

Certainement la sécurité d’exploitation. Nous ne sommes pas seulement prestataires de services système de Swissgrid, nous approvisionnons aussi en chaleur plus de 350 ménages dans les environs. Par ailleurs, nous recyclons chaque année près de 40 000 tonnes de biomasse et contribuons ainsi à la réduction des émissions de CO2. Un parfait exemple de processus circulaire dont je suis fier.

 

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