Le sac à dos pèse lourd sur ses épaules. Armée d’un jeu de clés à douille XXL, d’une clé dynamométrique de 1”, et de lubrifiant pour câbles, Denise Wey escalade le pylône n° 11 du télésiège Urdenfürggli. Concentrée sur son travail, elle semble danser sur la construction métallique à dix mètres au-dessus du sol. Mais à y regarder de plus près, il est évident qu’elle maîtrise chacun de ses gestes. La polymécanicienne de 26 ans fait partie de l’équipe de maintenance de la société des remontées mécaniques Lenzerheide Bergbahnen AG, qui veille au bon fonctionnement des 22 installations que compte le domaine.
La journée s’annonce belle, les conditions météo sont idéales pour les travaux prévus sur le télésiège à six places. À 7 h, le départ est donné. Tout le matériel nécessaire a été préparé la veille au soir. Rendez-vous à l’atelier de Scharmoin, la station intermédiaire. De là, nous rejoignons en 4x4 le départ du télésiège, que nous empruntons pour monter à 2545 m. La montée est en même temps l’occasion de ressentir comment fonctionne l’installation: « S’il y a des vibrations ou des bruits indésirables, voire un balancement excessif du siège au passage des pylônes, nous nous en rendons compte tout de suite », explique Denise. Au cours des semaines passées, l’équipe de trois personnes à laquelle elle est affectée aujourd’hui a vérifié et révisé toute une série d’éléments, comme les balanciers à galets par exemple, selon un plan de maintenance bien précis. Ces opérations s’effectuent depuis une gondole de maintenance. Il s’agit à présent de vérifier à nouveau le couple de serrage des boulonnages transversaux et de faire l’entretien du câble avant l’hiver. Depuis la station supérieure, Denise et l’un de ses collègues descendent à pied jusqu’au premier pylône. Elle est en communication radio avec la station supérieure. Pour le graissage du câble, son collègue guide l'installation exactement selon ses instructions.
Un CFC de polymécanicienne, qu’elle a obtenu chez EMS-Chemie, était le sésame indispensable pour accéder au métier de ses rêves, mais cela ne suffisait pas. Le profil du poste exigeait en outre une excellente condition physique et mentale, de très bonnes aptitudes au ski ou au snowboard et la disponibilité à travailler en extérieur par tous les temps, ainsi qu’un goût certain pour l’escalade, les pylônes s’élevant, selon le cas, entre 5 m (téléski) et 50 m (télécabine) au-dessus du sol. « La peur n’a pas sa place dans mon travail, mais le respect et la concentration, oui », répond Denise quand on lui demande si elle a peur du vide. De manière générale, on attend une fiabilité absolue de la part de chaque membre de l’équipe. De temps à autre, les interventions de révision se font par hélicoptère ; il faut alors une équipe parfaitement rodée, car qu’on le veuille ou non, les poussées d’adrénaline ne manquent pas!
Durant la saison hivernale, un membre de l’équipe de maintenance est affecté par tournus à chaque installation. « Nous pouvons ainsi garantir qu’en cas de problème technique, quelqu’un est tout de suite sur place. Les jours de grande affluence, plusieurs milliers d’adeptes de sports d’hiver se trouvent sur les pistes. Nous devons donc être prêts à intervenir rapidement. » Ainsi, si l’archet d’un téléski se coince à un endroit exposé, Denise s’y rend directement à ski pour réparer et venir en aide. De plus, il y a toujours des points de lubrification fortement sollicités à regraisser. Aussi une pompe à graisse et une cartouche de graisse FETT 2000 de MOTOREX font-elles partie de son équipement de base. Souvent, à midi, le temps manque, c’est pourquoi Denise emporte son pique-nique, c’est plus simple et tout aussi goûteux.
Pour Denise, travailler dans le décor fascinant qu’offre la montagne est un vrai privilège. « Aucun jour n’est pareil à un autre, notamment en raison des saisons. Après l’intense saison hivernale, le printemps est l’époque des travaux de révision. Ensuite vient l’été, qui nous amène une autre catégorie de touristes et leurs besoins en transport bien spécifiques. Chaque saison a ses particularités, qui ont des répercussions techniques pour les remontées mécaniques. J’apprécie aussi que l’on évolue de plus en plus vers des solutions durables pour les applications techniques. La graisse pour câbles biodégradable CABLE PROTECT de MOTOREX en est un bon exemple. L’humanité devrait mettre son savoir et ses compétences davantage en oeuvre pour des solutions écologiques. » Un point de vue que Denise ne défend pas uniquement dans la vie professionnelle. Après l’effort, le réconfort : lorsqu’elle redescend à la station de base après sa journée de travail, Denise est très souvent gratifiée d’un fabuleux spectacle naturel : « Les couchers de soleil en hiver sont splendides ! »
Les points de lubrification, dans les installations de Lenzerheide, ça ne manque pas ! Beaucoup sont graissés en permanence. Chaque installation a son plan de graissage. L’établissement de ces plans est d’ailleurs une prestation de service de MOTOREX qui simplifie la maintenance et évite de coûteux défauts de graissage. Les câbles d’acier de toutes les installations, souvent longs de plusieurs kilomètres et d’un poids de plusieurs tonnes, sont soumis à de sévères contraintes mécaniques et influences météorologiques. Leur graissage régulier avec le lubrifiant d’appoint CABLE PROTECT est essentiel pour la sécurité de fonctionnement de l’installation. En outre, il réduit substantiellement l’usure du câble et accroît le confort des passagers, le câble étant plus silencieux.
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